Maître André ICARD
Avocat au Barreau du Val de Marne

L’annulation du jugement qui a sursis à statuer en vue de la régularisation du permis de construire entraîne-t-elle celle du jugement qui avait estimé que le vice était régularisé ?

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OUI : l’annulation d’un premier jugement, qui a sursis à statuer en vue de la régularisation d’une autorisation d’urbanisme entraîne l’annulation, par voie de conséquence, de celle du deuxième jugement qui avait estimé que le vice avait été régularisé.

Lorsque le juge administratif, saisi de conclusions à fin d'annulation d'une autorisation d'urbanisme, estime par un premier jugement, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de l'acte attaqué est susceptible d'être régularisé et sursoit en conséquence à statuer par application de l'article L.600-5-1 du code de l'urbanisme, les motifs de ce premier jugement qui écartent les autres moyens sont au nombre des motifs qui constituent le soutien nécessaire du dispositif du jugement qui clôt finalement l'instance, si ce second jugement rejette les conclusions à fin d'annulation en retenant que le vice relevé dans le premier jugement a été régularisé, dans le délai imparti, par la délivrance d'une mesure de régularisation.

Dans ces conditions, il appartient au juge d'appel ou de cassation, saisi de conclusions dirigées contre ces deux jugements, s'il annule le premier, d'annuler en conséquence, le cas échéant d'office, le second.

SOURCE : Conseil d'État, 2ème - 7ème chambres réunies, 25/09/2020, 432511

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