Je vous ai parlé précédemment dans mes chroniques de ces dames qui ont contribué à forger la jurisprudence du Conseil d’Etat comme la Demoiselle Bobard ou Mademoiselle Mimeur, les dames Dol et Laurent et la veuve Trompier-Gravier.
Aujourd’hui, pour changer, je vais vous parler des animaux, mais n’y voyez aucune intention malicieuse de ma part, qui ont également participé activement à l’évolution de la jurisprudence du Conseil d’Etat, comme ce superbe taureau entier, devenu subitement fou, qui a conduit les juges du Palais Royal à abandonner la jurisprudence qui déniait toute responsabilité à l’Etat à raison du fonctionnement défectueux de ses services de police, conformément aux conclusions du très célèbre et légendaire commissaire du gouvernement Jean Romieu.
Désormais, à cause de la réaction furieuse d’un superbe taureau qui s’était échappé de son enclos, et qui se retrouva en liberté au beau milieu d’une foule lancée à sa poursuite, il n’y aura plus jamais d’irresponsabilité des services de police lorsque ceux-ci ont commis une faute lourde.