Maître André ICARD
Avocat au Barreau du Val de Marne

Maître ICARD : il arrête enfin de publier gratuit sur le Net !

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BILLET D’HUMEUR : connaissez-vous l’histoire de l’arroseur arrosé ? Figurez-vous l’histoire d’un petit avocat de banlieue parisienne qui n’ a rien trouvé de mieux pour communiquer que de partager gratuitement son savoir-faire en droit administratif sur son site Internet, encouragé par le Conseil National des Barreaux (CNB) qui avait mis en place à l'époque une blogosphère avocat

« Le droit public en partage » était sa devise  et tous les jours il partageait, il partageait, il partageait sans cesse … ses connaissances les dispersant à tous vents sur la « toile ».

Et puis, le temps s’est écoulé trop vite, une année d’espoir en chassant une autre, et 14 ans plus tard, rien et il attend toujours au moins un mot d’encouragement, un petit remerciement, un signe d’humanité, que dis-je un abonnement payant ou soyons fou, un retour client.

Mais « que nenni », (ou « nenni-da ») rien, aucune manifestation d’intérêt du million de visiteurs annuel, particuliers ou professionnels du droit,  qui quotidiennement visite son site www.jurisconsulte.net , se goinfrant goulument et en catimini des précieuses informations de droit public qui s’y trouvent.

Encéphalogramme plat …

C’est vrai que pour paraître plus compétent qu’on ne l’est vraiment aux yeux de ses supérieurs,  de ses clients ou de sa ou de son petit(e) ami(e), il est plus prudent de ne pas citer ses sources afin de pouvoir faire illusion en paraissant érudit et en s’appropriant les concepts (pardon à mes confrères spécialisés en propriété intellectuelle).

Mais dire qu’il n’a jamais eu de retour n’est pas tout à fait exact.

En guise de retour et de remerciement à cet avocat partageur fou et prolixe, il a quand même reçu une assignation en liquidation judiciaire de l’URSSAF pour charges impayées, des avis à tiers détenteurs des impôts pour retard de paiements, une interdiction bancaire, de nombreux impayés clients qui ne se manifestent toujours pas, n’allant même pas chercher au bureau de Poste, les nombreux recommandés du Bâtonnier,  et en prime une superbe maladie bien handicapante et qualifié pudiquement par la sécurité sociale d’ « affection de longue durée ».

Mais un site Internet comme le miens, ça coûte cher, (demandez à www.answeb.fr), sans compter le temps qu’il y passe tous les jours de 2 heures à 6 heures du matin avant de partir en hémodialyse à l’hôpital.

Ne pensez-vous pas, pour abandonner cette attitude larmoyante en partie liée à un manque de reconnaissance, qu’une longue expérience en droit public, outre que ça force le respect, ça se paye parfois assez cher, ne pensez-vous pas ?

Suis-je fou trop prétentieux de penser cela ?

A la limite, s’il avait eu un petit « merci » de temps en temps, un petit signe ou « un abonnement par-ci, un abonnement par-là », je suis sûr qu’il aurait peut-être continué comme avant en espérant  apercevoir la belle arlésienne appelée « retour client » tel la vierge apparu à Bernadette Soubirous dans la grotte de Lourdes.

Mais même pas, rien, aucune apparition, aucun mirage, … et aujourd’hui même plus aucun client solvable.

Bien au contraire, certains internautes lui demandent souvent de préciser gratuitement bien sûr ses propos en s’appuyant bien sûr sur leur cas concret. (Vous voyez où je veux en venir ?)

Certains particuliers lui demandent même au téléphone s’il est sûr de ce qu’il affirme alors qu’il cite toujours méthodiquement ses sources depuis toujours.

C’est vrai le gratuit ne vaut rien, ne fait pas sérieux et génère obligatoirement un doute sur la compétence de celui qui travaille gratuit.

Et puis, s’il est obligé de travailler gratuit, c’est qu’il n’est pas bon, c’est logique…

Déontologie, humanité, rendre service, aimer les gens, aider, passion, sont des mots qui ont de moins en moins court aujourd’hui.

Alors, en vertu de l’adage affirmant que « tout travail mérite salaire », ses chroniques quotidiennes de droit public et ses billets d’humour se poursuivront, mais ils seront uniquement consultables par les seuls abonnés payants du site Internet qui auront dépensé la somme colossale de 10 euros TTC par mois.

Il en a assez d’être pris pour une « bille » !

Le respect ça se mérite, mais ça se force aussi …

Et il lui aura tout de même fallu onze ans de gratuité pour comprendre ...

Mais le petit avocat de Villejuif (94) aura quand même la grandeur d’âme (il n’est pas rancunier et on n’en manque pas de grandeur d’âme en banlieue parisienne) de laisser jusqu’à la fin décembre de l’année 2015 les 14 ans d’archives en consultation gratuite.

Ensuite, il fermera tous ses blogs gratuits pour éviter les contournements par les petits malins et il verrouillera définitivement tous accès gratuits à son site Internet.

Après tout, je suppose que mes nombreux lecteurs ne refusent pas leur paie à la fin du mois et lorsque je fais mes courses au supermarché, si je ne paie rien, mon chariot va rester désespérément vide.

Mais à la limite, je préfère fermer et « écraser » (au sens informatique du terme) 14 ans de travail quotidien plutôt de continuer à produire gratuitement.

Je considère l’attitude indifférente et silencieuse de certains internautes très assidus, comme du mépris à mon égard.

Et je ne supporte plus d’être ainsi méprisé.

Si je ne suis pas en bonne posture en ce moment, il me reste ma dignité que je ne veux pas perdre, ainsi que mon honneur.

C’est un peu la fable de la poule aux œufs d’or ou il arrive souvent que les gens cupides, à vouloir toujours plus, perdent même ce qu'ils possèdent.       

En espérant avoir été suffisamment clair et surtout n’avoir vexé personne, je vous souhaite une excellente navigation sur www.jurisconsulte.net


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